contes et légendes du Vietnam

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contes et légendes du Vietnam

Message par Florence le 11/07/10, 06:44 am

Le Bouvier et La Princesse, fileuse de soie

La Fête Thât-Tich (Sept Obscur) ou du Double Sept (7e jour du 7e mois), commémore le souvenir des amours malheureux du Bouvier et de la Filandière.

Lui était gardien de buffles, mais plein de prétention, puisqu'il osait aimer la propre fille de l'Empereur de Jade.
Informé de cet amour, l'Empereur permit cependant l'union des jeunes gens et leur accorda généreusement sa bénédiction
Mais les deux amoureux se donnèrent entièrement à leur passion, délaissant ainsi l'un, son travail de bouvier et l'autre son occupation de fileuse de soie.
Cette conduite leur valut le grand courroux céleste et l'Empeur sépara les deux amants en traçant entre eux l'immense Voie Lactée. Mais tous les ans, au 7e jour du 7e mois, il leur accorda la permission d'une brève rencontre- sur le pont O-Thuoc jeté par dessus la Rivière Argentée (Ngân-Hà) par la grâce des Corbeaux, Aussi, à cette époque de l'année, la tête des Corbeaux se dégarnit-elle de plumes à force de porter les cailloux destinés à la construction du Pont de la Brève Rencontre.
Et tous les ans, aux jours qui précèdent la Fête, la filandière, tout heureuse du bonheur en perspective, travaille avec une célérité telle qu'elle inonde le ciel de flocons de soie blanche et veloutée, appelés « fils de la Vierge ».
Le soir de la rencontre, elle pleure son éphémère bonheur, et ses larmes perlées tombent sur la terre sous la forme d'une pluie fine et bien faisante, appelée « Mua Ngâu », ou Pluie du Bouvier. Smile
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Re: contes et légendes du Vietnam

Message par Florence le 11/07/10, 06:52 am

Muc Kien Lien

La fête Vu-Lan (Pardon des Trépassés) vient avec la pleine lune du 7eme mois.
C'est le jour ou chacun prie pour expier les péchés de ses parents disparus, ainsi que ceux des âmes errantes.


La légende raconte qu'un nommé « Muc-Kiên-Liên», dit La Bôc, était doué d'une grande intelligence et faisait preuve d'une piété exemplaire à l'égard de ses parents.
Très jeune, il avait perdu son père, et il lui restait une mère cruelle et cupide. Muc-Kiên-Liên, devant la conduite indigne de sa mère, promena sa peine aux quatre coins du monde.
Grâce à son travail et à ses qualités d'ordre et d'économie, il devint riche : il envoya à sa mère une grosse somme d'argent, qu'elle dilapida très rapidement.

Afin de tromper son fils, elle se réfugia dans l'enceinte d'une pagode, et lui fit croire que son argent était dépensé en oeuvres saintes et en secours charitables.
Quand il rentra au village, Muc-Kiên-Liên apprit la triste vérité et s'effondra de douleur.
Quelque temps après, sa mère mourut. Il bâtit alors une chaumière près du tertre funéraire et en fils pieux y vécut trois années consécutives pour porter son deuil et fleurir la dernière demeure de la défunte.

Il se rendit ensuite au pays de Bouddha pour l'implorer de le prendre comme disciple.
Il se fit tondre les cheveux, prit l'habit de bonze et se vit confier la direction de la pagode de La-Bi située en pleine forêt de Quit-Son.
Un jour, il lui vint l'idée de se rendre à la Pagode Thiên-Thai où étaient détenues les âmes des morts non encore réincarnées. Il y trouva l'âme de son père, mais celle de sa mère n'y était pas.

Il pleura abondamment, quand Bouddha lui fit savoir que sa mère était encore enchaînée dans l'Enfer, pour purger les innombrables péchés commis de son vivant. Il obtint de Boudha la permission d'aller lui rendre visite et il put ainsi assister aux scenes de tortures atroces auxquelles sa mère était soumise.
Alors Muc-Kiên-Liên s'empressa de revenir sur Terre et se jeta encore une fois aux pieds de Bouddha pour lui implorer son pardon.
Emu par tant de piété filiale, Bouddha lui enjoignit l'ordre de venir à Vuong-Xi et là il retrouva sa mère réincarnée, mais en une chienne qui vint lui lécher les mains en guise de remerciement.

Usant de ses pouvoirs de Bienheureux, Muc-Kiên-Liên redonna à sa mère la forme humaine et il lui enseigna la religion.Des années s'écoulèrent, jusqu'au jour où sa mère repentante put enfin sortir de l'Enfer. Muc-Kiên-Liên s'empressa de la suivre.

Depuis lors, pour récompenser la piété de l'enfant et réhabiliter la mère, une rémission générale de peine est accordée par le Saint Bouddha à chaque famille, jusqu'à la 7e génération antérieure.
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